Dix petits livres

Il s’agit certes d’un  » jeu  » facebookien, mais parce que ma réflexion m’a porté plus loin que prévu, et qu’au moins là je peux illustrer, c’est ici que je livre mon petit inventaire.

Mode d’emploi:

« Listez 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre dans votre statut. Ne prenez pas plus que quelques minutes pour le faire ne réfléchissez pas trop- ce ne doit pas forcément être des  » bons livres  » ou des grandes œuvres, juste des livres qui vous ont touché. Taggez ensuite 10 amis en m’incluant de façon à ce que je puisse voir votre liste de livres. »

J’y vais, dans le désordre. Ceux-ci sont les piliers de mon inculture, sans eux je n’écrirais pas de SF – pas sûr en revanche que je n’écrirais pas tout court. On notera une prédilection fatale pour la nouvelle dans ce petit panorama. Sachant en outre que mes goûts me portent souvent vers des œuvres qui ont au minimum trente ans d’âge (au minimum…) – ce qui explique sans doute que ma propre production ait d’emblée un côté désuet (mais je m’en fous).

asimov-quand-les-tenebres1- Isaac Asimov : Quand les Ténèbres viendront. Incontournable. La nouvelle qui donne le titre au recueil m’avait fasciné, dans ma jeunesse. Le volume est bien entendu épuisé. Désormais, Asimov, on dirait qu’il a écrit le cycle de Fondation et point barre. Les éditeurs sont cons.

lem-solaris2- Stanislas Lem : Solaris. Lu quelque part vers 1985/86. Je ne sais plus pour quelle raison j’avais échoué dans un studio de Radio Belfort – un coup de la directrice de la bibliothèque municipale, si je me souviens bien, alors qu’il y avait expo de reproductions de peintures de Siudmak et un truc thématique SF. Deux ou trois jeunes lecteurs avaient été invités à causer, l’inestimable Pierre Pelot étant la vedette de l’événement radiophonique. Lequel me demanda tout naturellement si j’avais compris le roman. Je répondis naïvement que oui. Alors qu’en fait, pas tellement, au fond. (Et toujours pas.)

lem-le-masque3- Stanislas Lem : Le Masque. Recueil de nouvelles qu’on serait fort avisé de rééditer.  » Le Masque  » est une des nouvelles de SF qui m’a le plus tourneboulé. C’est quand même la seule à prendre pour cadre un environnement XVIIIe siècle.  » Deux jeunes gens  » est nimbé d’une immense poésie et ne comporte quasiment que de la description.  » Journal  » est une fantaisie cybernétique qui questionne Dieu.

le-guin-les-quatre4- Ursula Le Guin : Les Quatre Vents du Désir. Encore un recueil. Poétique, parfois à la limite du surréaliste, parfois en-dehors de toute classification possible. Odieusement lui aussi épuisé et jamais réédité.

le-guin-livre-dor5- Ursula Le Guin : Le Livre d’Or d’Ursula Le Guin. Anthologie qui m’avait fasciné. Je le suis toujours, notamment par  » Étoiles des Profondeurs « , qui est d’une rare poésie.

clarke-le-vent6- Arthur C. Clarke : Le Vent venu du Soleil. Rien que pour  » La plus longue histoire de science-fiction jamais racontée  » (et le texte qui suit…), pour  » Maelström II  » (Gravity, à côté, hein…), pour  » Passage de la Terre « …

[Avec l’intégrale des nouvelles parue chez Bragelonne, je vais pouvoir mettre mes deux vieux volumes au coffre, ce sont pièces rares.]

sturgeon-lhomme-qui7- Theodore Sturgeon : L’Homme qui a perdu la Mer.  » La Merveilleuse aventure du bébé Hurkle  » est un texte d’une drôlerie totale (attendez… ça me gratte, là…).  » L’Homme qui a perdu la Mer « , c’est, comment dire, inénarrable, beau, magnifique. A été réédité. Mais pas en entier, semble-t-il.

a-valerie-sur-lautre8- Sur l’autre face du monde et autres romans scientifiques de « Sciences et Voyages », romans de René Thévenin (Les chasserus d’hommes), Raoul Brémond (Par-delà l’univers), Guy d’Armen (La cité de l’or et de la lèpre), et André Valérie (Sur l’autre face du monde). Ce volume de 640 pages concocté par Gérard Klein et Jacques Van Herp, publié en 1973, faisait sortir de l’oubli des merveilles parues entre 1928 et 1931. Pratiquement introuvable. Le seul exemplaire dans les bibliothèques parisiennes a bien failli se faire désherber. Je me le suis numérisé dare-dare, même si ça ne se fait pas, parce qu’après une quinzaine d’années à courir après, hein, et puis au cas où… Bien m’en a pris, quelque abruti congénital a depuis décidé de balancer le volume.

brown-martiens9- Fredric Brown : Martiens, Go Home !. Toto, Chouquette, je vous enjoins de lire ce roman qui a plus que bien vieilli.

vonarburg-janus10- Elisabeth Vonarburg : Janus. Recueil paru chez Denoël (dans feue la collection Présence du Futur). Découvert dans une librairie SF qui fut sise rue des Veaux à Strasbourg (lieu magique). Les nouvelles ont été reprises depuis, dispersées dans plusieurs recueils (chez l’inestimable éditeur québécois Alire). Je ne cacherai pas que j’ai été marqué à vie. Ce fut l’un des derniers chocs décisifs alors que je débutais dans la plumitiverie.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s