Le pays des kangourous

Poursuivons nos explorations théoricopragmatiques de ce curieux phénomène qui porte des êtres soi-disant intelligents à extraire de leur amas de neurones assez de matériaux pour constituer des accumulations de paragraphes qui mis bout à bout forment ce qu'on appellera pompeusement une œuvre littéraire. Ce désordre mental, fort courant, frappe tôt et s'avère généralement incurable. Mais … Lire la suite Le pays des kangourous

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La question qui tue à mort

Maintenant que nous avons établi les fondements de la carrière d’écrivain, abordons plus sérieusement un problème crucial, qui se cristallise en une question à émettre plaintivement lors des nuits hivernales de pleine lune. Pourquoi diable en vient-on à avoir cette idée absurde d’écrire un roman? Absurde, cette idée l’est d’abord parce que tout bien considéré, … Lire la suite La question qui tue à mort

Faire l’écrivain!

QUE FAUT-IL POUR FAIRE ÉCRIVAIN ? Redoutable question à laquelle il faut bien répondre, tant nous sommes nombreux à  fréquenter la chose plumitivante, et surtout sommes  en proportion non négligeable prédisposés à caresser langoureusement du papier qui se verra reconverti en « mon roman ». Inutile de préciser que les lignes à venir sont de pures idioties. Quoique. … Lire la suite Faire l’écrivain!

De profundis clamavi (at te, auctor)

Je vais ici faire part d'un ressenti en tant que lecteur. Je dois avouer que, depuis quelque temps, la plupart de la production autoéditée me sert de laxatif, ce qui provoque toutefois une irritation à certain endroit. Pour une première raison très simple: dans la hâte d'écrire et publier (vendre, en l'occurrence), les auteurs sont … Lire la suite De profundis clamavi (at te, auctor)

Une nouvelle Aube

Ce coup-ci, remontons dans le temps. C'est une très (très) vieille nouvelle. 1983. J'avais quinze ans, en gros. Et c'était ma seconde prose (convenable)... Les hommes avaient effectué un très dur labeur, toute la journée, et il était normal qu'ils fussent, pour la plupart, exténués. Ils avaient, aussi, extrêmement bien travaillé, et tout était maintenant … Lire la suite Une nouvelle Aube

Aphoristiques Apories

Si selon le proverbe chinois « une image vaut mille mots », il arrive malgré tout qu’un mot vaille mille images (chiffre légèrement exagéré). C’est dans l’acte poétique que cette réciprocité est la plus flagrante. Quelques syllabes cristallisent soudain ce qui ailleurs réclamerait un nombre parfois considérables de lignes pour exprimer une même idée, émotion, sentiment (etcetera, … Lire la suite Aphoristiques Apories

Ah, Dimitri !

Si je suis tombé dans Chostakovitch, c’est à cause de sa sixième symphonie. Aurais-je commencé par ouïr la troisième, je n’en aurais pas fait grand cas. Il faut dire que celle-ci, dans le genre creux… même si c’est du très joli creux (quand même)… Donc, coup de bol. Mais il est certain qu’à l’époque, de … Lire la suite Ah, Dimitri !